Mes lectures, la musique que j'aime, principalement...Quelques trucs sexy aussi (pas vrai, mais ça booste la visibilité du blog! ) ;-)
4ème de couverture:
"La vieille, comme toujours, était tête nue. Ses cheveux rares, clairs et grisonnants, grassement enduits à l'huile, comme à son habitude, étaient tressés en une petite natte en queue de rat, et tenus par un débris de peigne en corne qui se dressait sur sa nuque. Le coup tomba juste sur le haut du crâne, ce qui était dû aussi à sa petite taille. Elle poussa un cri, mais très faible, et, soudain, s'affaissa sur le sol, même si elle eut encore le temps de lever les deux bras vers la tête. Dans une main, elle continuait à tenir encore son "gage". Alors, Raskolnikov frappa une deuxième fois, de toutes ses forces, toujours avec le marteau de la hache, et toujours sur le haut du crâne. Le sang jaillit, comme d'un verre renversé, et le corps tomba net..."
Résumé de l'histoire:
Le roman dépeint le meurtre prémédité d’une vieille prêteuse sur gage et de sa sœur cadette par un ancien étudiant de Saint-Pétersbourg nommé Raskolnikov, et ses conséquences émotionnelles, mentales, et physiques sur le meurtrier.
Au-delà du destin de Raskolnikov, le roman, avec sa grande galerie de personnages variés, traite de sujets tels que la charité, la vie de famille, l'athéisme, l'alcoolisme, et de la recherche identitaire avec le regard aigu que Dostoïevski portait sur la société russe de son temps.
Raskolnikov pense qu'un « surhomme », s'il a une bonne raison, peut être amené à exécuter un acte ignoble — le meurtre de l’usurière — si cela peut l’amener à faire le bien par la suite. Il cite souvent Napoléon, estimant que celui-ci a eu raison de répandre autant de sang : « Si un jour, Napoléon n’avait pas eu le courage de mitrailler une foule désarmée, nul n’aurait fait attention à lui, et il serait demeuré un inconnu ». Raskolnikov estime de ce fait qu’il peut lui-même transgresser les limites morales en tuant l’usurière, en volant son argent, et en l’utilisant pour faire le bien.
Influencé par Sonia, une jeune prostituée, et sa réflexion sur le mobile de son crime, il finit par se dénoncer. C'est pendant les années de bagne que se révèle à lui son amour pour Sonia, et le chemin de la rédemption.
Le vrai châtiment de Raskolnikov n’est pas le camp de travail auquel il est condamné, mais le tourment qu’il endure tout au long du roman. Ce tourment se manifeste sous la forme d’une paranoïa, autant que de la prise de conscience qu’il n’est pas « surhomme », puisqu’il est incapable de supporter ce qu'il a fait.
Je sais que ce livre n'est pas vraiment récent, mais j'ai quand même décidé de me refaire ce bon vieux classique de la littérature russe, "Crime et Châtiment" de Dostoievski.
C'est vrai qu'en format poche, on frise les 1000 pages, mais ça se lit très bien, et puis quand on a la chance (!) comme moi de se farcir une heure et demie de train par jour, on en vient finalement assez rapidement à bout, et ce sans effort particulier, car l'histoire est vraiment prenante.